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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 00:04

Il y avait deux orphelins qui s'en allaient par les champs et les prés, par la longue route, par la vaste terre. Leurs parents étaient morts, les laissant tout seuls. La grande sœur Alionouchka et son petit frère Ivanouchka sont partis courir le monde au hasard-l'aventure. Le soleil est haut, le puits est loin, la chaleur est cruelle, la sueur ruisselle. Ivanouchka a bien soif.

- Patiente, petit frère, dit Alionouchka. On va arriver au puits.

Mais avant d'y arriver, ils voient un étang. Au bord, les vaches sont en train de paître. Ivanouchka dit :

- Alionouchka, ma sœur, je vais boire de l'eau de cet étang.

- Ne bois pas, petit frère. Tu deviendrais un petit veau.

Ivanouchka a obéi et ils ont poursuivi leur chemin. Mais le soleil est haut, le j est loin, la chaleur cruelle, la sueur ruisselle. Au bord de la rivière des chevaux pais;

Ivanouchka dit : - Alionouchka, ma sœur, j'ai soif! Je vais boire dans la rivière.

- Ne bois pas, petit frère, tu deviendrais petit poulain.

Ivanouchka a soupiré, s'est laissé emmener. Mais le soleil est haut, le puits est li la chaleur cruelle, la sueur ruisselle. Au bord d'un lac des chèvres broutent.

Ivanouchka dit : - Alionouchka, ma sœur, je n'y tiens plus ! Je vais boire là. - Ne bois pas, petit frère, tu deviendrais petit chevreau.

Mais cette fois Ivanouchka n'a pas écouté sa sœur. Il a bu de l'eau du lac et aussi il est devenu un petit chevreau. Alionouchka s'est assise dans l'herbe à pleurer des larmes amères ; le chevreau autour d'elle gambade, bêle. Mais pleurer n'est pas remède au malheur. Alionouchka a noué au cou du chevreau sa ceinture de soie et l'a emmené comme ça avec elle. Un jour le chevreau gambadait en liberté, il est entré dans les jardins du tsar. Alionouchka voulait le rattraper et l'a suivi. Les serviteurs du tsar l'ont vue, ils ont couru dire à leur maître qu'il y avait un chevreau dans ses jardins et avec le chevreau une jeune fille si belle que ça ne peut se raconter. Le tsar a voulu voir cette beauté, il a dit aux serviteurs de lui amener la jeune fille et son chevreau.

Et il se mit à demander : qui ils sont, où il vont, d'où ils viennent ? Alionouchka ne lui a rien caché :

- Quand nos père et mère sont morts, mon frère Ivanouchka et moi, nous somme partis à l'aventure. Ivanouchka avait soif, il a bu de l'eau du lac où des chèvres broutaient Et il est devenu chevreau

Plus le tsar l'écoute, plus il la regarde. Plus il la regarde et plus il la trouve belle. bien qu'à la fin il lui dit :

- Accepte-moi pour mari ! Tu seras vêtue d'or, coiffée d'argent. Et le chèvre vivra avec nous dans le contentement et la joie. Alionouchka n'a pas dit non. Un tsar, ça n'attend pas après les bières-vins pou donner un festin ! On a vite célébré la noce et les voilà vivant tous trois ensemble, chevreau dans les jardins trottine, mange et boit avec le tsar et la tsarine. Et ils sont tellement heureux, qu'à les voir les braves gens se réjouissent, les méchants sont malades d'envie. Mais un jour que le tsar était à la chasse, une méchante sorcière est venue trouve Alionouchka. Par des paroles trompeuses elle l'a attirée au bord de la mer, par traîtrise elle l'a jetée à l'eau avec une pierre au cou. Puis la sorcière en Alionouchka s'est changée comme elle s'est vêtue-parée, dans le palais s'est installée. Tout le monde s'y est mépris même le tsar n'a rien remarqué. Seulement dans les jardins les fleurs se sont fanées, arbres ont séché, l'herbe s'est flétrie. Et le chevreau qui savait la vérité ne mangeait plu ne buvait plus, restait au bord de la mer bleue à pleurer, à se désoler. De le voir comme ça, la sorcière écumait de rage. Et elle s'est mise à harceler le tsar :

- Fais tuer ce chevreau ! Il m'agace, il m'insupporte, je ne veux plus le voir ! Le tsar n'en revenait pas - sa femme qui aimait tant le chevreau, voilà qu'elle veut sa mort?...

Mais à force d'insister, la sorcière a fini par lui arracher la permission de tuer chevreau. Celui-ci, le pauvre ! avait tout compris. Il a demandé au tsar :

- Laisse-moi aller au bord de la mer bleue, barboter dans l'eau, laver mes petits bots. Le tsar a permis. Et le chevreau a couru sur le rivage, il a appelé en pleurant :

Alionouchka, ma chère sœur ! Viens du fond de l'eau à mon secours ! Les grands feux ardents sont allumés, Les grandes marmites sont préparées, Les grands coutelas sont affûtés, On s'apprête à me couper le cou !

Mais du fond de l'eau sa sœur lui répond :

Ah, Ivanouchka, frère chéri La pierre pesante me retient au fond, Les herbes marines entravent mes pieds, Le serpent cruel a mangé mon cœur ! Le chevreau s'en est allé en sanglotant. Vers la mi-journée il a encore demandé au tsar :

- Laisse-moi aller au bord de la mer bleue, barboter dans l'eau, laver mes petits sabots. Le tsar a permis. Et le chevreau est retourné sur le rivage, il a appelé sa sœur en pleurant :

Ah, Ivanouchka, frère chéri ! La pierre pesante me retient au fond, Les herbes marines entravent mes pieds, Le serpent cruel a mangé mon cœur ! Le chevreau est revenu à la maison en pleurant. Et le soir venu, il a de nouveau• demandé au tsar :

- Laisse-moi aller au bord de la mer, barboter dans l'eau, laver mes sabots. Le tsar a permis. Mais il s'est dit en lui-même : «Pourquoi ce chevreau court-il to le temps au bord de la mer ?» et il l'a suivi sans se faire voir. Le chevreau s'est approché des vagues, a crié en pleurant :

-Alionouchka, ma chère sœur ! Viens du fond de l'eau à mon secours ! Les grands feux ardents sont allumés, Les grandes marmites sont préparées, Les grands coutelas sont affûtés, On s'apprête à me couper le cou ! Et le tsar a entendu une voix qui répondait du fond des eaux :

Ah, Ivanouchka, frère chéri ! La pierre pesante me retient au fond, Les herbes marines entravent mes pieds, Le serpent cruel a mangé mon cœur ! Mais le chevreau appelait encore et encore d'une voix déchirante. Et tout à coup, Alionouchka est apparue dans les vagues. Le tsar s'est précipité. Il a saisi Alionouchka, il l'a tirée des eaux profondes, il a irradié la pierre qu'elle avait au cou. Et alors, elle lui a raconté tout ce qui s'était passé. Vous imaginez leur joie à tous les trois ! A force de gambader, le chevreau a fait trois lis la culbute - et à la troisième culbute il est redevenu le petit garçon Ivanouchka. Et quand le tsar, la tsarine et le petit frère sont rentrés à la maison, ils ont vu les jardins refleuris, l'herbe reverdie, les fleurs épanouies. La sorcière, le tsar l'a fait brûler sur les mêmes feux qu'elle préparait pour le chevreau cendres ont été jetées au vent, pour que le souvenir en soit à jamais perdu. Et le tsar avec Alionouchka et le petit frère Ivanouchka ont vécu tout le reste de : vie sans souci ni peine, dans la bonne entente et la joie.

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 10:12

Chapitre 1

Il était une fois un lutin qui s’appelait Robin. Il était très maladroit. Il habitait au Pôle Nord avec le Père Noël, sa femme la Mère Noël, ses trois enfants qui s’appelaient Elise, Laurène et Léa et les lutins. C’était l’avant-veille de Noël. Le Père Noël cria :« Tous mes cadeaux sont-ils prêts ? ». De sa petite voix, Robin le lutin répondit au Père Noël : « Oui, oui. Tous vos cadeaux sont prêts. ». Mais le Père Noël ne l’entendit pas. Robin courut pour le rattraper et il reprit : « Oui, oui, vos cadeaux sont prêts. ». Mais hélas, Robin, qui avait quatre cadeaux dans les mains, finit par trébucher sur une paire de chaussures neuves. Le Père Noël, mécontent, cria de sa grosse voix « Ce n’est pas vrai Robin ! Maintenant ces quatre cadeaux sont à refaire ! »

Chapitre 2

Deux ans continuèrent comme ça. À la fin de chaque année, les cadeaux étaient toujours à refaire et c’était toujours à cause de Robin, qui était bien trop maladroit... Alors, notre Robin décida de déménager. Ca l’embêtait beaucoup car il adorait les trois petites filles du Père Noël et les lutins, et aussi parce qu’il devrait trouver un autre travail. Il réfléchit longuement et il mit deux mois avant de se rendre compte qu’il fallait vraiment qu’il déménage très loin. Il n’avait pas le choix... Chaque semaine, Robin avait l’habitude d’apporter tout de suite le journal de petites annonces « Bonjour le 69 » au Père Noël. Mais cette fois, il décida de lire d’abord les petites annonces de maison et de travail avant de l’apporter au Père Noël. En regardant dans le journal, il vit une maison qui était à vendre à l’orée de la forêt, à l’entrée du Pôle Nord. C’était une maison avec chambre, placard à balais, WC, salle de bains, cuisine, bureau, salle à manger et une piscine creusée sous le sol avec des cocotiers et des sapins plantés à côté. Il vit aussi une autre annonce. C’était pour un travail : « Patronne de bar s’appelant Emeline la lutine cherche un serveur lutin. » Il sauta de joie car les deux annonces l’intéressaient, mais tout à coup son visage s’assombrit... « Mes amis lutins et les trois petites filles du Père Noël vont me manquer... Le Père Noël et la Mère Noël aussi... Mais tant pis s’ils me manquent, j’irai les voir de temps en temps ! »

Chapitre 3

Robin fit ses bagages. Il emprunta le traîneau du Père Noël pour les mettre dedans avec les cartons du déménagement et il quitta tous ses amis. Au bout de 24 heures, il arriva à la maison et il la visita. Comme elle lui plaisait beaucoup, il décida de s’y installer. Le lendemain matin, il alla à son nouveau travail. Emeline la lutine était canadienne et elle parlait avec l’accent Québécois. Elle dit à Robin : « Et bein faudra que tu prennes les notes et servir les clients. ». Robin fit son premier jour de travail, mais comme il était très maladroit, il fit tomber les bouteilles d’eau sur la clientèle, les repas par terre et les carnets de notes dans les assiettes des clients qu’il avait réussi à servir... Comme Emeline la lutine avait besoin d’un serveur, elle le garda malgré sa maladresse. Et au fil des jours, Robin fit de grands progrès.

Chapitre 4

Au bout de quatre semaines de travail, Robin se rendit compte qu’il était amoureux d’Emeline la lutine. Un soir, après une longue journée de travail, il retourna à sa maison et il décida de se baigner dans sa piscine car il avait très chaud. Quelques minutes plus tard, il sortit de la piscine, il alla se sécher et il s’habilla. Il s’installa à son bureau et il écrivit une belle lettre à Emeline la lutine. Il termina par « Je vous aime très fort Emeline. Signé : Robin ». Puis il alla se coucher. Le lendemain, il se dépêcha pour aller au travail. Emeline était malade ce jour-là. Alors à la fin de la journée, il déposa la petite lettre sur le comptoir du bar.

Chapitre 5

En rentrant chez lui, comme il avait très chaud, Robin décida à nouveau d’aller se baigner. Mais hélas, au bord de l’eau, il se prit le pied dans une ficelle, et tomba la tête la première dans la piscine. Sa tête heurta le fond du bassin et il s’évanouit...Le pauvre lutin allait mourir ! Comme Emeline la lutine se sentait mieux, elle avait décidé de passer à son bar pour voir si Robin y était encore. Elle vit la lettre sur le comptoir et la lut. Aussitôt elle se rendit chez lutin et le trouva dans sa piscine, presque mort. Elle appela immédiatement les pompiers. Ils arrivèrent très vite et ils emmenèrent Robin à l’hôpital. Robin fut sauvé ! Tous les jours, Emeline alla le voir dans sa chambre. Deux semaines après, Robin put reprendre le travail et retourner chez lui. Comme le lutin et la lutine étaient très amoureux, ils décidèrent de se marier. Lors du mariage, Emeline fut la plus belle de toutes les mariées de la Terre. Le Père Noël, la Mère Noël, leurs trois filles et les lutins participèrent à la fête. Robin et Emeline eurent ensuite beaucoup d’enfants et ils vécurent heureux pour toujours, car vous savez bien que les lutins sont immortels. A part s’ils se noient dans une piscine, bien sûr !

Et un jour, leur fille.... Ah non ! Ca, c’est une autre histoire que nous vous raconterons une autre fois !!!

FIN

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 11:13

Bernie et Étincelle

Le soir, lorsque les enfants sont couchés et que la nuit a volé les couleurs dans toute la maison, vient pour les jouets l'heure d'un repos bien mérité. Finies les guéguerres sur la moquette du salon, les rase-mottes d'avion au-dessus des plantes vertes... Les poupées ferment leurs petits yeux de porcelaine, les dînettes cessent de tintinnabuler, et les petites autos rentrent au garage, sous les franges du canapé. Puis tout le monde sombre dans un profond sommeil. Mais ce soir, dans la chambre de Kelly et Valentine, bien sagement assis sur une étagère, deux petits jouets ne trouvent pas le sommeil. Deux petits pantins de tissu et de peluche, qui ont le cœur gros ; de ne pas avoir été regardés de la journée, de ne plus plaire et d'être abandonnes, là, depuis des jours et des jours. Les jouets sont comme ça : ils sont nés pour jouer, ils aiment rire, ils aiment que les enfants les aiment. Quelle tristesse pour eux de se sentir abandonnés ! Eh oui ! Bernie et Étincelle ont le cœur gros ce soir. Il y a trop longtemps qu'ils s'ennuient sur cette étagère, figés dans l'oubli et la poussière. Bernie ? C'est l'ours en peluche, un bel ours brun, comme ceux de la forêt, avec de beaux yeux ronds et noirs comme du charbon, un gros nœud rouge autour du cou. Avant c'était le roi des jouets, aujourd'hui c'est tout juste s'il ne sert pas de ballon de foot ou de chiffon pour essuyer le tableau. Étincelle est un petit pantin de tissu, joyeux et turbulent. Dans son bel habit bleu électrique, il brille comme une étincelle. Il a, bien dessiné au coin des lèvres, son éternel sourire de charme, mais le cœur n'y est plus, son habit est passé, et il a le regard triste des jouets abandonnés. Tous deux sont là, blottis l'un contre l'autre, et pensent la même chose : "Il y a tellement de jouets, et il y a tellement de jouets maltraités, ce n'est pas juste qu'il y ait tant de malheureux !" Alors, un beau soir de pleine lune, Bernie et Étincelle ont décidé de changer leur destin. Ils sont descendus de leur étagère ; à pas de velours, ils ont traversé la chambre endormie, puis, sans un bruit, se sont glissés par la fenêtre dans le jardin enneigé, pour s'enfoncer dans la nuit froide, ne laissant derrière eux que les traces menues de deux petites peluches fuyant une maison qui ne les aime plus. Au contact de cet air de liberté, Bernie retrouva les instincts sauvages de ses ancêtres. Et nos petits amis pénétrèrent les bois noirs qui bordaient le village. La liberté se paya cher ; les premiers jours furent terribles. Transis et fatigués, les deux compères traversèrent des forêts immenses au péril de leur vie. La nuit, Bernie, avec son épaisse fourrure, protégeait Étincelle du froid, et lorsqu'ils trouvaient du bois sec, Étincelle, qui portait bien son nom, allumait un petit feu. Il en fut ainsi longtemps. Jusqu'au soir où, alors qu'ils n'en pouvaient plus de fatigue, ils se trouvèrent nez-à-nez avec une pauvre maisonnette, croulant sous un épais chapeau de neige. Curieux, ils s'approchèrent. Par la fenêtre où filtrait une chaude lueur, ils virent un vieil homme. Qu'il avait l'air vieux avec sa grande barbe blanche, ses longs cheveux bouclés, son habit rouge et ses grandes bottes ! Il était assis devant sa cheminée, l'air bien triste, et de grosses larmes coulaient sur ses vieilles joues. Comme il avait l'air gentil et bien malheureux, Bernie et son copain s'approchèrent. - Pourquoi pleures-tu, grand-père ? Pourquoi es-tu si malheureux ? - Vois-tu petit, répondit le vieux d'une voix chaude, je suis le père Noël des enfants pauvres. Noël n'est plus très loin, et tous attendent que je remplisse leurs souliers. Mais je suis moi-même si pauvre, que je n'ai plus de jouets à leur donner ; je suis un père Noël sans jouets pour ses petits, voilà pourquoi je suis triste. Bernie devint songeur. "Pauvres gosses", pensa-t-il. Mais il eut soudain une idée géniale qu'il soumit illico au père Noël. - Formidables, vous êtes formidables ! Le père Noël sautait de joie, dansait, chantait... - Vite, au traîneau, Noël est dans deux jours, il n'y a pas une minute à perdre, je veux être à l'heure pour ce qui sera le plus beau Noël de mes petits chéris. Comme une comète, dans un nuage d'étoiles, le beau traîneau rouge et or du père Noël fendit la nuit en direction du village. Ce qui se passa ensuite n'arrive que dans les contes... Maison après maison, Bernie et Étincelle invitèrent tous les jouets abandonnés à les suivre. Et l'on vit bientôt, venant de toutes parts, des tas et des tas de jouets escalader le traîneau. Peluches, soldats de plomb, poupées et camions de bois... Le père Noël fut submergé, et c'est à peine si les rennes purent s'envoler à nouveau avec leur précieuse cargaison. De retour chez le père Noël, sans perdre une seconde, tout le monde se mit au travail. On sortit colle, peinture, ciseaux, marteaux... Tous se mirent au boulot. L'atelier du père Noël bourdonnait comme une ruche ; on peignait un soldat par-ci, on réparait un avion par-là, ici on habillait une poupée... Les valides aidaient les estropiés et tous ces petits jouets étaient ravis de s'entraider pour retrouver un air de neuf. Quand Noël arriva, le père Noël avait une hotte pleine jusqu'au ciel de jouets, tous plus beaux les uns que les autres, de quoi faire pâlir d'envie le plus riche des pères Noël. La fête fut merveilleuse pour tous les enfants pauvres. Debout sur les toits, notre vieux père Noël entendait monter par les cheminées les cris de joie des enfants, ivres de bonheur. Ils étaient heureux et riaient, et les jouets étaient heureux et riaient aussi. Fatigué mais ravi, le père Noël, à la fin de la nuit rentra chez lui. Mission accomplie ! Mais de nouveau seul, il eut soudain un gros coup de cafard. - Personne ne fait jamais de cadeau au père Noël, se dit-il, et c'est bien triste, me voilà de nouveau seul jusqu'à l'année prochaine. À peine avait-il fini sa phrase que nos deux héros apparurent dans la pièce. Et Étincelle annonça : - Ne sois pas triste père Noël, Bernie et moi sommes décidés à rester avec toi. Et chaque année, nous irons dire aux jouets que l'on abandonne de venir nous rejoindre pour faire le bonheur des petits enfants pauvres.

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 08:00
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la nuit avant noel

C'était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris!

Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver?

Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons, de gâteaux.

Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une longue nuit d'hiver.

Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit!

Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j'écartais les volets, j'ouvrais grand la croisée.

La lune sous la neige brillait comme en plein jour.

Alors, parut à mon regard émerveillé, un minuscule traîneau et huit tout petits rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu'en un instant je sus que c'était le Père Noël!

Plus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il sifflait, il criait:

"Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde, En avant Comète! Cupidon en avant, Tonnerre, Éclair, allons, allons Au-dessus des porches, par delà les murs! Allez! Allez plus vite encore!"
Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets

Et, en un clin d'oeil, j'entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L'instant qui suivit le Père Noël d'un bond descendait par la cheminée.

Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets.

Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.

Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n'ai pu m'empêcher de rire en le voyant et d'un simple clin d'oeil, d'un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas: c'était lui!

Puis, sans dire un mot, il se mit à l'ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d'un petit geste repartit par la cheminée.

Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes

Et dans l'air j'entendis avant qu'ils disparaissent:

"Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit"



La nuit de Noël

Un grand sapin se dressait au milieu de la chambre de Sophie. La petite fille dormait dans son lit. C'était la nuit de Noël. Le clair de lune brillait entre les lames des volets. Il était six heures cinquante neuf minutes puis tout d'un coup, bip, bip, bip! Le réveil sonna.

Sophie se réveilla d'un tel bond qu'elle alla presque toucher le plafond ; à peine retombée dans son lit, elle courût juste devant la porte de la chambre des parents. Là, elle s'arrêta et marcha tout doucement jusqu'au salon. Quand elle vit tous ses cadeaux, elle eut le coeur plein de joie, elle alla déballer ses cadeaux. Puis, le chat de Sophie qu'elle avait nommé Tee-shirt, parce qu'il ressemblait à un Tee-shirt tout mou, vint. Il avait une écharpe autour du cou avec des lettres dessus. Sophie lut:
- Noël c'est plein de cadeaux à déballer en famille.

Quand elle eut fini, ça lui a fait "tilt". Elle se souvint de ce que son Papa lui avait dit:
- Sophie, tu n'as pas intérêt à déballer les cadeaux sans tout le monde. Sinon : des épinards bouillis au petit déjeuner.
Elle détestait plus que tout les épinards bouillis. Sophie eut très peur, elle se ressaisit et essaya d'avoir une idée. Sophie réfléchit longtemps, très longtemps. Puis elle fonça dans sa chambre sans faire attention à celle des parents. Elle ouvrit son tiroir secret et prit un papier doré et un autre argenté. Elle prit aussi son scotch invisible. Ensuite, elle retourna dans le salon et elle fit de son mieux pour remballer les cadeaux.

Tout d'un coup elle entendit des bruits de pas. Sophie était horrifiée, elle n'avait plus le temps de retourner dans sa chambre. Sophie chercha une cachette "derrière les rideaux? non, trop voyant" pensa-t-elle. "Sous la chaise, non, trop petit." Alors elle s'enferma dans l'armoire. Son coeur battait de plus en plus vite. Puis Sophie vit Tee-shirt qui avait égaré dans l'armoire sa souris en plastique.

Tout à coup Sophie entendit un bâillement ; c'était son père, elle en était sûre. Tee-shirt sortit alors en donnant un coup dans une des portes de l'armoire qui s'ouvrit brusquement. Vite elle se cacha derrière l'autre porte de l'armoire .Tout à coup une idée lui vint en tête. Elle prit un grand manteau, se cacha dessous et sortit par la porte elle tremblait à l'idée que son père la voit. Sophie était presque sortie du salon lorsqu'elle entendit son chat qui la poursuivait; Tee-shirt sauta sur le manteau et le mordit.

Elle vit la souris coincée dans la manche. Sophie la prit et la jeta le plus loin possible par dessous le manteau. Le chat partit à la recherche de la souris. Elle continua à ramper, sortit du salon mais devant, horreur, sa mère se tenait debout, elle lui dit:
- Qu'est-ce-que tu fais là ?
- J'étais juste venue et j'ai pris le manteau pour un monstre.
- Un monstre! Mais comment sais-tu que c'était le manteau alors ?
Là, Sophie ne pouvait plus répondre; Sa mère avait tout compris. Alors, elle dit :
- Ce n'est pas grave, nous n'avons plus d'épinard...


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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 23:41

Pirouette et l'hiver

Je vais vous conter la belle histoire de Pirouette et l’Hiver.

« Connaissez-vous Pirouette ? C’est une petite fille, une marionnette, aux yeux noisette, au nez en trompette, des tâches de rousseur plein les joues et de longs cheveux roux.

On l’appelle Pirouette, car toujours elle danse et fait des pirouettes.

C’est une petite fille très joyeuse, comme vous, et pourtant Pirouette habite un drôle de pays.

Un pays où le temps n’existe pas. Il ne s’est jamais installé ici.

Ici, c’est un pays où il n’y a pas de saison : pas d’automne, pas d’hiver, pas de printemps, pas d’été.

Jamais le vent ne souffle, ni la pluie, ni la neige ne tombent. Le ciel n’a pas de couleur.

Parfois des nuages passent, doucement dans le ciel, mais sans déranger le temps.

On peut porter tous les jours les mêmes habits et les arbres ont toujours des fruits, beaux et bons. Quand on cueille une pomme, hop ! une autre pomme pousse immédiatement, comme par enchantement, toute aussi bonne et toute aussi juteuse.

Voilà le beau pays de Pirouette où rien ne semblait devoir changer.

Et pourtant, un jour, Pirouette trouve un livre à la bibliothèque, et elle lit ….

« L’histoire du Papa Noël »

Le Papa Noël habite loin, loin, dans un pays où il fait très froid. Toute l’année, avec ses lutins, il fabrique des jouets, pour tous les enfants du monde. Puis, le soir de Noël, il charge tous ces jouets dans son traîneau et il les apporte aux enfants endormis… »

Cà alors ! s’écrit Pirouette, mais le Papa Noël n’est jamais venu ici.

Alors Pirouette se met à rêver. Comme elle aimerait que le Papa Noël lui apporte des jouets. Mais pour cela, il faudrait que l’hiver s’installe dans son pays et fasse tomber de la belle neige, bien blanche.

Alors Pirouette appelle l’Hiver : Hiver où es-tu ? Hiver que fais-tu ?

Tout d’abord, ce ne fut qu’un nuage, une brume qui s’enroula au pied du lit de Pirouette. Puis un long ruban couleur arc en ciel déploya des bras, noueux comme des branches. Un corps de terre où miroitaient des feuilles, des mers et des forêt s’éleva et tout en haut un visage rayonnait, tel un soleil.
Pirouette éberluée demande d’une voix tremblante : « mais qui es-tu ? »

- Tu m’as appelé, je suis le Temps. J’ai la tête dans les étoiles et les pieds dans les profondeurs de la terre. Tu as demandé l’Hiver, alors me voilà. C’est moi qui fait les saisons. Je suis donc très important ; tout le monde parle de moi :

« Bonjour ! Quel temps fait-il ?
Quel beau temps !
Je n’aurai jamais le temps !
Quel temps de chien ! »

Même à la télé, on essaie de savoir le temps qu’il fera. Mais je suis imprévisible ! je fais ce qui me plait. Je souffle parfois le chaud, parfois le froid. Cela dépend de mon humeur. Bref, je fais la pluie et le beau temps !

- Mais, dit Pirouette intimidée, j’avais demandé juste l’hiver !

- Ah, Ah, Ah ! s’esclaffe le temps, mais l’hiver tout seul n’existe pas ! il lui faut l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres. Il lui faut le printemps pour réchauffer la terre que l’hiver a glacée, mes saisons ont besoin les unes des autres. Ensemble, elles se donnent la main et forment une ronde éternelle.

- Mais pourquoi donc veux-tu l’hiver ?

- Je voudrais qu’il fasse froid pour que le Papa Noël passe cette nuit. Mais tu le connais toi, le Papa Noël ? ».

- Bien sûr que je le connais ! Nous travaillons ensemble depuis bien longtemps. Je peux lui demander de venir ici, mais je dois d’abord installer mes saisons. Et que me donneras-tu en échange ?

- Je n’ai pas grand chose. Je suis une toute petite fille. Et qu’est-ce qui pourrait te faire plaisir, à toi qui est si grand, si puissant ?

- J’aime quand les enfants chantent des chansons qui parlent de moi, ou bien me disent des poésies. Car vois-tu, je suis un peu poète.

Alors Pirouette réfléchit et se met à chanter : « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soufflant crachant dans les grands sapins verts…. »

A la fin de chanson, le Temps charmé lui dit : « merci Petite fille. Tu m’as fait grand plaisir. Maintenant, tu vas aller te coucher, car il est tard. Pose tes chaussures au pied de ton lit et ferme tes yeux. Fais de beaux rêves et si tu rêves du Papa Noël, peut être il passera cette nuit… ».

Et le temps s’enfuit, laissant l’hiver derrière lui. La neige se mit à tomber et au milieu de la nuit, on entendit au loin une musique qui s’approchait. C’était les clochettes du traîneau du Papa Noël.

Depuis ce jour là, le temps s’est installé au pays de Pirouette et le Papa Noël passe chaque année.

Merci Pirouette d’avoir charmé le temps!

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 23:30

Les deux sapins de la Saint Aurélie

Le soir de Noël, un enfant pauvre allait de porte en porte, il frappait et disait :

Voulez-vous mes deux petits sapins ? Vous y attacherez des boules d’or et des étoiles de papier… C’est bien amusant pour les enfants…

Mais à chaque maison, les gens lui répondaient :

Il est trop tard, il y a longtemps que les arbres de Noël sont achetés !... Passe l’an prochain !

Et l’enfant se désespérait, car il n’y avait pas de pain chez lui. Son père était très vieux, sa mère malade, et les deux autres enfants au berceau. Après bien des demandes et bien des réponses indifférentes ou dures, il se trouva devant la maison d’Eidel le jardinier. A-t-on jamais eu l’idée de vendre des sapins à l’homme dont c’est le métier de les faire pousser ? Le pauvre innocent frappa et la grosse voix d’Eidel lui répondit :

Qui frappe à pareille heure ? L’enfant n’osa répondre.

Mais qui frappe chez moi quand je veux être en paix ? reprit Eidel et ses sabots claquèrent sur le plancher. Il ouvrit sa grande porte, et l’humble quémandeur aperçut un arbre magnifique, tout rutilant, tout chargé de richesses et qui jeta sa vive lueur jusque dans la rue déserte. Et trois enfants assis près d’un bon feu regardaient au foyer la dinde de Noël qui cuisait dans son jus.

Qu’est-ce que tu veux, petit ? demanda Eidel, tu as l’air d’un béjaune avec tes deux sapinots rabougris ! L’enfant se tenait tout triste parce qu’il comprenait que sa dernière espérance s’était envolée

Le froid entre chez moi, reprit le jardinier. Parle vite ou je te ferme la porte au nez !
C’était un homme qui avait le ton bourru. Autant dire qu’il était bon. Il regarda le déshérité qui avait l’âge de ses enfants, et qui, pieds nus dans la neige, n’osait même pas lever les yeux. Il parla d’une voix radoucie.

Que veux-tu ? Je te donnerai suivant mon possible…

Vendre mes deux sapins, pour Noël… mais le vôtre est bien plus beau.

N’importe ! dit Eidel. Donne-les moi !

Et il alla quérir une pièce d’or qu’il gardait en réserve dans un tiroir. Ce que voyant, le pauvre petit ne pouvait en croire ses yeux, et pensait que l’homme se moquait de lui.
Mais les enfants lui donnèrent chacun une cuisse de la dinde, et la mère, dans un bol, une part de bonne soupe chaude, et le chien aussi fut aimable pour lui et lécha bonnement ses mains rougies par le froid. Alors, il osa croire à sa joie, il remercia du mieux qu’il put et rentra chez lui, heureux comme une alouette au printemps.
Cependant Eidel, qui n’aimait pas les attendrissements, jeta dans un coin les deux sapins du pauvre, et se mit à table.
Le repas fut bon, la dinde bien cuite, le vin bien frais, puis chacun s’en fut se coucher.

Le lendemain matin, jour de Noël, les enfants d’Eidel se battaient dans la neige, en attendant l’heure de la messe, ils prirent les deux arbustes et par jeu, pour imiter leur père, s’en furent les planter derrière l’église.
Et les cloches sonnèrent. La foule prit place dans la nef et les bas-côtés. Les chants célébraient la gloire du Sauveur des hommes, et le jardinier se disait qu’on n’est jamais trop bon pour les enfants pauvres, puisqu’ils sont les frères véritables de celui qui est né dans une étable parce qu’on ne voulait de lui nulle part.
Mais quand la messe fut dite, quand les cierges furent éteints, l’encens dissipé, l’église déserte, la foule sur la place cria au prodige.


Deux sapins hauts comme le clocher, aux troncs tout droits comme des mâts de navire, aux branches vastes et lourdes, s’élevaient au ciel.
Et dans l’air pur de Noël, les oiseaux chantaient la gloire des charitables : de ceux qui aiment leur prochain.
Et l’on vit la colombe d’un vitrail s’animer soudain, voler au faîte de chaque sapin, battre les ailes par trois fois et revenir prendre sa place au vitrail chrétien.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:35

Le Noël de crassou

Bonjour Père Noël,
C'est moi le petit Joël Hé
oui tu te souviens de l'an passé,
je t'avais écrit sur un sac en papier.


C'est moi qu'on appel Crassou,
à cause de mes culottes pleins de trous.
Quand t'est venu à l'école tu m'avais assis sur tes genoux.


Cette année j'ai pas pris de chance,
Je t'ai écrit sans attendre
j'avais pas ton adresse au juste
j'ai fouillé dans les pages blanches à la place.


J'ai choisi n'importe quelle porte,
je sais bien que c'est toi qui ouvrira la poste
Tu te caches sous bien des barbes,
Mais tu sauras bien assécher nos larmes.


On n'approche encore de Noël.
Et pi pour moi c'est encore pareil.
J'ai toujours de la peine à ce temps-ci,
J'espère que ma lettre arrivera cette fois-ci.


J'ai pas grand chose à te demander,
en plus c'est pas pour moé.
Mais c'est dure quand on est dans la pauvreté.
On peut pas autant se faire écouter.


Tu connais la petite Mélanie,
Celle qui pleure tout le temps à chaque Midi,
pour avoir une poupée comme Barbie,
même toute nue qu'à m'a déjà dit.


Elle est tellement pauvre elle,
Qu'à fouille des fois dans les poubelles.
Comment veux-tu qu'elle aie des bébelles ?
Elle a personne pour s'occuper d'elle.


Tu dois connaître aussi le vieux Guédille.
C'est lui que couche toujours sur sa grille,
yé facile à reconnaître avec ses béquilles,
C'est le seul robineux avec des souliers de quilles.


Je sais bien que les fêtes c'est pas pour nous,
C'est pas Noël sans les bouts de choux.
Je regarde passer le monde, les bras chargés,
de tous ces cadeaux et de ces paquets bien emballés.


Mais quand j'écoute la messe de minuit,
avec mes amis devant la vitrine chez Dupuis,
On se dit la même chose depuis des années,
On sait bien qu'un jour tu viendras nous trouver.


Moi et Mélanie on est dans cour d'école,
ou on traîne dans ruelle à rêver aux étoiles,
Le vieux Guédille lui dors sur sa grille,
ou sous quelques journaux devant une vitrine.


Mélanie se contenterait d'une poupée vieillie,
Guédille d'une bouteille, même à demi.
ou d'un morceau de foulard à moitié moisi,
Et si jamais y avait de quoi manger tu serais béni.


Si Jamais d'ici le soir de la nativité,
Tu trouvais quelques heures pour me trouver,
avec seulement quelques petites choses enveloppées,
je pourrais enfin voir un Noël illuminé.


Et qui sait peut-être que pour toi aussi,
en ayant la chance de passer dans nos vies,
tout en devenant porteur de magie,
cette journée en serait une bénie.


Peut-être retrouverais-tu au fond de toi ?
Au fin fin fond de toi,
Ce gros homme à barbe en qui l'on n'ose plus croire,
Ce marchand de bonheur enterré sous les boîtes.


Je te remercie Père Noël à l'avance,
Je sais dans mon cœur que j'ai la bonne adresse.
Du petit Joël celui que te souffle sa détresse,
Et qui te demande pour étrenne une simple caresse...
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 00:30

Le premier Noel du petit renne blanc

Il était une fois, dans la plaine du Nord, un petit renne blanc comme la neige. Au milieu de sa famille rassemblée autour du traîneau de Noël prêt à partir, il regardait tour à tour le grand renne et le Père Noël.
Il s'approcha du Père Noël, glissa sa tête sous son gant et lui demanda :

S'il te plaît, est-ce que je peux vous accompagner ?

Le Père Noël sourit et lui expliqua :

Cette nuit de Noël serait trop longue pour toi ... Je pense que tu seras mieux ici !

L'an prochain, tu pourras venir ! ajouta le grand renne.

L'an prochain ? soupira le petit renne blanc. Mais c'est loin... l'an prochain !

Avec de la tristesse plein les yeux, il regarda le traîneau s'éloigner. Le manteau du Père Noël ne fut bientôt plus qu'une minuscule étoile rouge à l'horizon. Les autres petits rennes l'invitèrent à jouer, mais il hocha la tête en regardant le ciel.
Sous la clarté de la lune, les arbres, habillés de neige scintillante, se dressaient merveilleusement. Il faisait presque aussi clair qu'en plein jour. Soudain, le petit renne blanc aperçut quelque chose au pied d'un sapin. Il trottina jusque-là, et que vit-il ? Un paquet !

" Il est certainement tombé du traîneau ! " pensa-t-il, et il n'hésita pas une seconde.

Avec la plus grande délicatesse, il souleva le paquet avec ses bois et avança dans les traces du traîneau.
La neige crissait, craquait sous ses pas. Lorsqu'il franchissait les miroirs de glace, ses sabots faisaient de petits bruits secs. Le petit renne blanc était heureux. Il se sentait tout léger à l'idée de rejoindre le père Noël et le grand renne avec, dans ses bois neufs, un peu de leur précieux chargement.

Mais arriverait-il à temps ?

C'est alors que, occupé par cette pensée, il dévala malgré lui, au galop, une pente vertigineuse et arriva un peu brutalement au pied d'un arbre. A demi assommé, il cligna des yeux, releva ses pattes une à une et finit par se redresser.

" Ouf ! je n'ai rien ! " se dit-il.

Mais il réalisa soudain que ses bois étaient vides.

" Le paquet ? ... Où donc est le paquet ? " se demandait-il en fouillant du regard autour de lui. Il contourna les arbres les plus proches : pas de paquet ! Il grimpa sur un petit rocher. Il regarda bien de tous les côtés : toujours pas de paquet !

"Il ne peut pas être bien loin ! " se répétait-il pour se rassurer. Il fit encore quelques pas, et, au pied d'une touffe de houx, que vit-il ? Le paquet. Il fit deux ou trois cabrioles tant il était content. Délicatement, il le reprit entre ses bois et poursuivit son chemin.
En traversant une plaine blanche, le petit renne blanc aperçut enfin un village. Il se sentait de plus en plus léger. De temps en temps, il levait les yeux vers le ciel étoilé. De son gros oeil rond, la lune semblait le surveiller. Les flocons s'étaient remis à tomber. A l'entrée du village, dans toute sa blancheur, la neige s'étalait comme un vrai tapis que personne n'avait osé froisser. Le petit renne blanc avait perdu les traces du traîneau ! Il ne savait plus par où se diriger. Il avança dans une première rue. Les maisons silencieuses semblaient dormir profondément. Pas un bruit ! Ni dans cette rue ni dans aucune autre.

" Je vais bien finir par les retrouver ! " se disait-il pour se donner du courage.
Il fit encore quelques pas, et, à l'angle d'une maison, que vit-il ? Le traîneau, puis le grand renne, puis le Père Noël. Tout guilleret, il les surprit en leur adressant un

"Joyeux Noël ! "

Le Père Noël se retourna et son visage s'illumina :

Le cadeau que je cherchais ! Je peux dire que tu arrives à temps !

Il ne savait comment le remercier. Il enleva son gant pour mieux lui caresser le museau. Qu'il était beau, le petit renne blanc avec dans ses bois veloutés le petit paquet auquel s'étaient accrochés quelques feuilles de houx et de gui !
Aujourd'hui encore, ces perles rouges ou blanches se mêlent au décor de Noël.
Le Père Noël prit le paquet et disparut dans une maison, tandis que le grand renne, fier du petit renne blanc, lui manifestait sa joie.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 16:29

La fabuleuse histoire de Compote et Brioche

Dans la forêt de Sharoine, Compote et Brioche se promenaient. Compote a trois ans et son amie Brioche 5 ans. Elles rencontrèrent, devinez qui ? Le Père Noël. Il les invita chez lui pour boire un chocolat chaud.
Avec les lutins, les petites filles préparèrent les cadeaux de Noël pour tous les enfants de la Terre. Elles travaillèrent beaucoup, sans connaître les cadeaux qu'elles auraient pour Noël. Les petites filles étaient tristes. Elles pensaient que le Père Noël les avait oubliées !

Elles lui demandèrent :
- Où sont nos cadeaux ?
Il leur répondit :
- Oh, mon dieu ! Je vous ai oubliées !!

Compote et Brioche rentrèrent chez elles le cœur gros et s'endormirent. Le lendemain, jour de Noël, les petites filles se réveillèrent et trouvèrent dans leurs chambres, deux gros paquets avec une lettre. C'était le père Noël qui leur avait amené de nombreux cadeaux...

Les petites filles retrouvèrent le sourire et firent le serment de toujours être sages à l'avenir.

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